Entretien avec Michel Oudin, directeur général de l’EBTP

Michel Oudin, directeur général

Quel est votre rôle actuel au sein de l’établissement Claude Nicolas Ledoux – EBTP ?

Après 37 ans passés à la tête de l’établissement, fondé par mon père en 1948, j’ai laissé, en septembre 2013, la direction de l’établissement à Jacques Rousselet. Il avait été enseignant dans cette école pendant une vingtaine d’années. En tant que chef d’établissement, il s’occupe surtout de l’aspect pédagogique, la gestion des enseignants et les relations avec le rectorat, tandis que je suis directeur général et privilégie la gestion administrative et la rénovation des bâtiments du lycée.

Le lycée a récemment reçu de très bons résultats (19e au niveau national), comment analysez-vous cette réussite ?

Il faut rester prudent sur ces résultats (Cf. sondage). Les chiffres sont fragiles : l’échec d’un élève au Bac peut nous faire reculer de 20, 30 places l’année prochaine.

L’origine de l’EBTP

« André Oudin, en tant qu’ingénieur aux Ponts et Chaussées, a été chargé par le Ministère, en 1948, de mettre en place des cours par correspondance pour former les techniciens du Pont. Les professeurs sont recrutés et les cours rédigés quand le Ministère abandonne le projet.

Déçu, mon père le reprend à son compte et, en réponse à la demande qu’il rencontre, fonde l’EBTP pour donner des cours sur place. Il n’existait pas alors de BTS : l’EBTP décernait un diplôme d’école. Cette anecdote explique notre fort attachement aux métiers du Bâtiment et des Travaux Publics. »

Ce que nous retenons surtout, c’est la plus value de notre enseignement, grâce à notre équipe enseignante et à notre équipement. Cela permet à des élèves un peu juste de passer la barre. Le plus important, c’est qu’ils soient à l’aise, qu’ils n’aient pas trop de pression au sein de notre établissement.

Nous ne nous considérons pas comme un établissement élitiste : du fait de notre contrat d’association avec l’État, nous sommes tenus d’accepter l’ensemble des élèves. Aucune politique de sélection n’est mise en place en fin de classe de 2de, sauf en Seconde Arts Appliqués où nous limitons le nombre de redoublants pour laisser des places aux arrivants des classes de 3ème. En 1ère, le redoublement est à la marge, issu d’un choix concerté, souvent dans le but de pouvoir présenter un meilleur dossier.

Quelles sont les perspectives d’évolution de l’établissement ?

Actuellement, notre réflexion se tourne plutôt vers une extension de notre formation de la Licence Pro au Bac +5 avec la mise en place d’un Master en Bâtiment, Travaux publics, Architecture et Design en partenariat avec des écoles étrangères, en Angleterre et/ou au Canada.

Rentrée 2019. Merci de vous présenter au 18 bis rue de Belfort - Vincennes